Chute normale vs anormale : perdre 50–100 cheveux/jour est habituel ; la chute devient suspecte si elle augmente durablement ou clairseme visiblement le cuir chevelu.
Causes principales : alopécie androgénétique, stress et effluvium télogène, carences (fer, zinc, vitamines), maladies/traitements, coiffures serrées et agressions chimiques ou thermiques.
Situations spécifiques : chez l’homme, calvitie des golfes et sommet du crâne ; chez la femme, éclaircissement diffus ; chute post-partum fréquente mais généralement temporaire.
Diagnostic médical : examen du cuir chevelu, test de traction, bilans sanguin et hormonal, éventuellement trichogramme ou biopsie pour préciser le type d’alopécie.
Solutions et traitements : hygiène de vie et soins doux, minoxidil, finastéride (homme), mésothérapie, LED, PRP, compléments en cas de carence, remèdes naturels et, en dernier recours, greffe de cheveux.
Vous remarquez que vos cheveux tombent plus que d’habitude ?
C’est une inquiétude courante et, dans une certaine mesure, tout à fait normale.
En revanche, il est important de rester attentif. Si la chute s’intensifie ou commence à laisser apparaître des zones clairsemées, mieux vaut s’en préoccuper.
Nos experts vous expliquent les causes possibles de cette perte capillaire et les solutions efficaces pour y faire face.
Est-il normal de perdre ses cheveux ?
La chute quotidienne de cheveux fait partie du cycle naturel. L’être humain perd en moyenne 50 à 100 cheveux chaque jour, aussitôt remplacés par de nouveaux. Ce renouvellement est normal, avec parfois de légers pics saisonniers en automne ou au printemps.
On considère qu’une chute devient anormale lorsqu’elle dépasse nettement 100 cheveux par jour sur la durée ou lorsqu’elle entraîne un cuir chevelu clairsemé.
Pourquoi les cheveux tombent ?
5 causes fréquentes !
1. Alopécie androgénétique (hérédité/hormones)
Il s’agit de la cause la plus courante de calvitie, surtout chez l’homme mais elle peut également toucher les femmes.
Cette chute progressive est liée à une sensibilité hormonale qui raccourcit le cycle de vie du cheveu. Avec le temps, les follicules s’affinent, les cheveux deviennent plus fins puis cessent de repousser.
2. Stress et choc physique ou émotionnel
Un événement (accouchement, opération, choc psychologique…) peut entraîner 2 à 3 mois plus tard une chute diffuse temporaire (effluvium télogène).
3. Carences nutritionnelles
Un manque de fer, de zinc ou de vitamines (exemple : B8, B12) par exemple affaiblit la racine capillaire et peut provoquer une chute diffuse.
4. Maladies ou traitements
Un trouble thyroïdien, une pelade (alopecia areata) ou certains médicaments lourds (chimiothérapie, etc.) peuvent causer une perte de cheveux importante.
5. Facteurs externes
Des coiffures trop serrées (alopécie de traction) ou l’usage excessif de produits chimiques et de chaleur fragilisent les cheveux.
On observe aussi une chute saisonnière plus marquée en automne.
Chute de cheveux chez l’homme et la femme : quelles différences ?
Chez l’homme, la perte de cheveux se manifeste souvent par une calvitie des golfes (recul des tempes) accompagnée d’un dégarnissement du sommet du crâne.
Chez la femme, la chute est généralement plus diffuse. Pas de plaques chauves nettes, mais un éclaircissement global de la chevelure (raie élargie), la lisière frontale reste en général préservée.
Chute de cheveux après la grossesse : un phénomène fréquent
De nombreuses jeunes mamans constatent une chute de cheveux quelques mois après l’accouchement. Ce phénomène post-partum survient typiquement 2 à 3 mois après la naissance et correspond à un effluvium télogène dû à la chute hormonale.
Ce phénomène est cependant temporaire.
Quand s’inquiéter d’une chute de cheveux excessive ?
Soyez attentif si la perte de cheveux devient nettement plus abondante que d’habitude ou qu’elle s’éternise.

Perdre bien plus de 100 cheveux par jour pendant plusieurs semaines d’affilée ou voir sa chevelure se clairsemer visiblement sur le sommet de la tête est un signe d’alerte.
Comment diagnostiquer la chute de cheveux ?
Un bilan médical permet d’identifier la chute de cheveux. Le dermatologue examinera votre cuir chevelu et pourra effectuer un test de traction pour évaluer l’ampleur de la chute.
Il prescrira aussi des analyses de sang et un bilan hormonal pour rechercher d’éventuelles carences ou anomalies hormonales liées à la perte de cheveux. Parfois, un examen au microscope du cheveu (trichogramme) ou une biopsie du cuir chevelu sont réalisés pour affiner le diagnostic.
Solutions pour freiner la chute de cheveux et stimuler leur repousse
Ralentir la perte de cheveux anormale nécessite absolument une approche globale. Celle-ci combine idéalement une bonne hygiène de vie et des traitements appropriés. Une alimentation riche en fer, zinc, vitamines B et protéines soutient, par exemple, la croissance capillaire.
Des shampoings doux et des lotions fortifiantes aident à réduire la casse. Ils renforcent aussi le cuir chevelu. Certains traitements, comme les massages du cuir chevelu et les soins à base d’huiles essentielles (romarin, cèdre ou menthe poivrée) stimulent localement la microcirculation.
En complément, des solutions professionnelles telles que la mésothérapie cheveux ou le casque LED sont reconnues pour favoriser la repousse des cheveux. Elles améliorent également la densité capillaire.
| Causes | Signes | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| Alopécie androgénétique | Golfes qui se creusent, sommet qui se dégarni, cheveux plus fins. | Chute progressive et chronique, consulter tôt pour la freiner. |
| Stress / choc émotionnel | Chute diffuse 2 à 3 mois après l’événement, beaucoup de cheveux sur la brosse/douche. | Chute souvent temporaire, consulter si cela dure plus de 3–4 mois. |
| Carences nutritionnelles | Cheveux ternes, cassants, fatigue associée, chute diffuse. | Nécessite un bilan sanguin et une correction des carences. |
| Maladies / traitements | Perte importante, parfois en plaques, parfois rapide (ex. chimio, pelade). | Urgence relative : avis médical ou dermatologue rapidement. |
| Facteurs externes / traction | Zones fragilisées ou clairsemées là où les cheveux sont tirés ou agressés. | Modifier les habitudes (coiffures/produits), consulter si les zones restent clairsemées. |
Traitements médicaux et compléments recommandés
Le choix du traitement dépend de la cause. Le minoxidil (lotion) freine la chute et stimule une petite repousse tant qu’on l’applique.
Le finastéride (par voie orale) bloque la DHT et ralentit la calvitie masculine, avec des effets secondaires possibles. En cas d’alopécie très avancée, la greffe de cheveux redonne de la densité de façon durable.
Parmi les approches récentes, les injections de PRP pour cheveux (plasma riche en plaquettes) dans le cuir chevelu aident à stimuler la repousse. Enfin, les compléments alimentaires “anti-chute” (vitamines, levure de bière, etc.) peuvent aider en cas de carence, mais n’ont pas prouvé d’efficacité notable sur l’alopécie commune.
Remèdes naturels et soins capillaires pour limiter la chute
Plusieurs remèdes naturels peuvent freiner la chute de cheveux et stimuler leur vitalité.
Certaines huiles végétales (ricin, romarin ou nigelle) sont ainsi réputées pour renforcer les racines et favoriser la repousse. Elles s’appliquent en massage sur le cuir chevelu, une à deux fois par semaine.
Le jus d’oignon, riche en soufre, peut également améliorer la circulation sanguine au niveau des follicules pileux.
Côté soins capillaires, privilégiez les shampoings doux sans sulfate ni silicone et les lotions à base de plantes fortifiantes comme l’ortie, la prêle et le ginseng.
Conseils de prévention pour des cheveux forts
La prévention passe par des soins capillaires doux (shampoings non agressifs, brossage délicat, éviter les coiffures trop serrées et les traitements chimiques répétés).
Il convient aussi d’adopter une alimentation riche en protéines, fer, zinc et vitamines pour nourrir votre chevelure.
Quand consulter un spécialiste capillaire ou un dermatologue ?
Si la chute persiste au-delà de quelques semaines, qu’elle s’aggrave ou s’accompagne de plaques visibles, il faut consulter un dermatologue ou un spécialiste capillaire.
ATTENTION‼️Seul un professionnel pourra en effet établir un diagnostic précis. Il identifiera alors la cause exacte et vous proposera un traitement adapté.
FAQ
Cheveux qui tombent
Cheveux qui tombent quand je passe ma main : est-ce normal ?
Oui, il est normal de perdre quelques cheveux en passant la main dans sa chevelure, mais pas d’en récupérer une poignée, ce qui révèle une chute anormale.
Quelle quantité de cheveux est-il normal de perdre par jour ?
Il est habituel de perdre environ 50 à 100 cheveux par jour (jusqu’à ~150 en période de chute saisonnière).
Quand s'inquiéter de sa chute de cheveux ?
Si la perte dépasse manifestement la normale et qu’elle dure dans le temps ou si la chevelure devient visiblement clairsemée sur le dessus de la tête, il vaut mieux consulter.
Est-ce que les cheveux qui tombent repoussent ?
La plupart du temps, les cheveux repoussent car le follicule pileux reste actif et un nouveau cheveu repousse en quelques mois après la chute. Seules les alopécies cicatricielles (follicules détruits) entraînent une perte définitive des cheveux sans repousse.
Est-ce que le stress fait vraiment tomber les cheveux ?
Un stress physique ou psychologique intense peut déclencher une chute diffuse quelques mois après le choc. Cette chute est généralement temporaire.